L’aventure continue !

Il y a maintenant six mois j’ai pris la décision de ne plus partager régulièrement sur les réseaux sociaux. Ma créativité en pâtissait énormément, j’avais de plus en plus le sentiment qu’il y avait un impératif à partager sur les réseaux sociaux pour faire connaître son travail.

De plus, les vidéos de conseils de “comment attirer et maintenir son audience active” ont fini par franchement me saouler. Pour faire simple, les réseaux sociaux demandent une certaine uniformisation, pour réussir sur ces plateformes il faut être constant, à l’image d’une marque. Cela ne me convient pas ou plus.

Donc je n’arrivais plus à faire avancer mes projets. Comment les faire avancer et surtout je me demandais trop souvent qu’est-ce qui pourrait plaire aux personnes qui me suivent pour qu’elles continuent à me suivre et qu’elles aient plus d’interaction avec moi et que je déclenche un achat. 

Malgré le marasme dans lequel je me sentais, je continuais mes recherches pour faire avancer mes projets. J’ai suivi le meilleur conseil lu sur Instagram : “5 lectures pour la création” de Laura Nsafou, autrice afroféministe.

L’une de ces lectures est “How to do nothing “ de Jenny Odell (la version française “Pour une résistance oisive” aux éditions Dalva).

Il s’agit d’un essai sur l’acte révolutionnaire de reprendre conscience de notre temps passé sur les écrans, de l’économie de l’attention et comment notre temps libre est monnayé le tout dans un texte rempli de moments suspendus entre nature et prise de conscience de l’existence de la biodiversité proche.

Après avoir lu le livre de Jenny Odell j’ai compris que je n'avais pas envie de créer de contenu pour alimenter cette économie, j’ai envie d’être connecté mais pas trop. Surtout ne pas attendre des personnes qui me suivent de l’attention car c’est illusoire dans ce contexte où la plateforme est programmée pour nous submerger d'informations qui nous évitent l'ennui, nous éloignent de nos pensées. En plus ces derniers mois je viens sur Instagram plus pour m’informer et soutenir des comptes aux contenus engagés que pour le divertissement.

C’est ainsi que j’ai mis “pause” sur la création de contenu à partager. Cependant j’ai continué à documenter ma pratique avec photos et vidéos car j’aime pouvoir revenir en arrière et voir le chemin parcouru ; à la base mon compte Instagram me permettait de faire ce travail de documentation mais au fil du temps les enjeux ont changé. Avec cette pause j’ai pu me concentrer sur ma pratique, faire une rétrospective de ces dernières années et j’ai compris que j’étais une artiste, une artiste multidisciplinaire. Mon parcours passant de l’illustration digitale, dite traditionnelle, à la couture, la broderie, la création de bijoux ou encore le modelage. Cet ensemble fait partie de mon parcours, de moi tout simplement. C’est aussi comprendre que je ne me suis pas perdu sur mon chemin, disons le je me suis bonifiée !

J’ai également réfléchi, oui je réfléchis beaucoup, sur les thèmes qui ont du sens pour moi. Le plus évident est mon rapport à l’écologie, depuis plus de dix ans j’ai modifié ma vision sur ma consommation, mon impact même à mon échelle et de vouloir faire le mieux possible.

En parallèle j’ai enrichi mon temps de lecture aussi passionnant qu’instructif. Des lectures dans lesquelles j’ai pu m’identifier, trouver un écho à mes propres convictions, à mon imaginaire. En tant que femme afrodescendante la découverte de l’afroféminisme, l’afrofuturisme ou encore l’afrofantaisie est un réel bonheur.

Mon but est de trouver des espaces réels pour partager mon travail, je suis en pleine création de ma première exposition. La newsletter me permet de communiquer en dehors des réseaux sociaux, j’en ai besoin tout simplement.

Merci de m’avoir lu et à bientôt !

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Mon premier Fan art